
AI:CONIK
AI:CONIK est un projet artistique né de la rencontre entre pop culture, nostalgie et intelligence artificielle. Je détourne les icônes de notre imaginaire collectif – de Miss Piggy à Stormtrooper, en passant par Batman ou Goldorak... pour leur offrir une nouvelle vie, à la fois absurde, poétique et décalée.
À travers l’IA et la retouche numérique (souvent plusieurs heures), j’explore les possibilités infinies de recomposition visuelle, tout en rendant hommage à la culture populaire qui a bercé mon enfance. Chaque œuvre est une fiction visuelle, entre hommage et parodie, pensée pour faire sourire…
Chaque tirage AI:CONIK s’accompagne de sa propre bande-son originale : une immersion visuelle et sonore, où l’image devient une véritable scène à vivre.
Tirages numérotés du papier d'Art Baryta 350gr et Aluminium Dibond. Concession Harley-Davidson à Fegersheim : expo permanente.

STORMTROOPER NEEDS A THERAPIST
Il a vu des choses. Il a obéi sans poser de questions.
Et ce matin, au bord de la piscine, il se demande si la galaxie avait vraiment besoin de lui.
L’armure pèse plus lourd sous le soleil.
Heureusement, le chien ne juge pas.
Il écoute. Il comprend.
C’est peut-être ça, la vraie Force.


NO BLASTER IN THE HOUSE
Installé dans ce fauteuil design, quelque part entre Palm Springs et l’oubli, le Stormtrooper ne surveille plus rien. Il contemple. Il digère. Il soupire peut-être.
Pendant ce temps, à l’arrière-plan, son collègue se fait allumer par les hôtes :
« On a dit : pas de blaster dans la maison ! »
Lui, sur le fauteuil rouge, ne bouge pas.
Il observe la scène comme un vieux vétéran regarde un jeune soldat faire sa première erreur.
Leçon du jour : ici, ce n’est pas l’Empire qui commande. C’est la maîtresse de maison.


NIGHT WATCH WITH ZEUS
Il ne dort plus beaucoup, depuis qu’il a quitté l’Empire.
Mais cette nuit-là, tout est calme.
La Mustang est au repos, Zeus garde l’entrée, et la chaleur du désert apaise les fantômes.
Il reste là, debout, l’arme au repos, dans l’ombre d’un bungalow mid-century.
Peut-être que le vrai luxe, c’est ça : un chien loyal, une vieille Mustang, et personne à exécuter.


NIGHT WATCH WITH YODA
Il ne dort plus depuis longtemps.
La guerre est finie, mais il garde encore les villas des autres.
La Porsche ? Pas à lui. La maison non plus.
Le chien est muet, la nuit épaisse.
Il surveille sans raison, par habitude, par loyauté.
Peut-être parce qu’il ne sait rien faire d’autre.


MAY THE LOVE BE WITH YOU
Palm Springs, 1964. Une mariée rétro s’amuse à défier les règles, en robe blanche et talons fins.
Lui n’a pas retiré son casque — peut-être par pudeur, peut-être par habitude.
Ils ne dansent pas vraiment, mais leurs gestes trahissent une forme d’accord silencieux.
Autour d’eux, les invités sirotent, figés dans une élégance presque irréelle.
La Harley attend. Le soleil brille. Quelque chose d’impossible a déjà commencé.


PINK AFTERNOON
6h tapantes, elle ne prend pas un verre. Elle prend le contrôle.
Miss Piggy, diva déconnectée mais toujours en représentation, a troqué les plateaux télé contre les transats molletonnés de Palm Springs.
Son brushing ? Parfait.
Son cocktail ? Non alcoolisé, mais prétentieux.
Son chien ? Juste assez mignon pour Instagram, juste assez snob pour mériter sa place.
C’est une après-midi rose bonbon. Douce, absurde, parfaitement maîtrisée.


SPRITZ SIDE STORY
Elle a choisi le Spritz, les talons, et la lumière dorée.
Lui a gardé son casque, et ses silences.
Ils ne se disent pas grand-chose, mais ils sont là, ensemble.
Un chat traverse la scène, indifférent.
C’est peut-être lui, le seul à comprendre ce qui se joue.
Ou peut-être qu’il cherche juste une terrasse un peu moins étrange.


A VERY PIGGY SUNSET IN STRASBOURG
Sur le balcon d’un hôtel imaginaire surplombant Strasbourg, deux figures issues de galaxies (très) lointaines se rencontrent autour d’un verre.
L’absurde devient poétique : Miss Piggy, icône glamour des années 80, s’offre une parenthèse romantique avec un Stormtrooper, garde impérial sans visage. Une scène aussi improbable qu’étrangement familière.


BRUNCH AT PIGGY'S
On aurait pu croire à un brunch mondain comme un autre.
Fleurs fraîches, vaisselle fine, Chardonnay bien frais.
Stormtrooper n’a pas retiré son casque. Piggy, elle, n’a retiré que ses lunettes de soleil.
Ils parlent peu. Boivent lentement.
Peut-être que l’amour commence par un silence.


NEW CAPTAIN FLAMS
Ils ont affronté des criminels. Sauvé des villes entières. Ce soir, la mission est plus simple. Une winstub. Deux bières. Une tarte flambée. Batman observe, Robin, lui, apprend une nouvelle règle : ici, on ne combat rien. On mange. On boit. Et on laisse le monde tourner sans nous. Même les héros ont droit à une pause.
THE NEW SAINTS
Avec la série The New Saints, AI:CONIK explore la rencontre inattendue entre l’imaginaire contemporain et les codes visuels du sacré.
Dans ces images, les icônes de la culture populaire prennent la place des figures religieuses traditionnelles. Casques blancs, armures anonymes et silhouettes familières apparaissent dans des cathédrales silencieuses, des chapelles abandonnées ou sous la lumière colorée des vitraux.
Ces personnages ne sont ni héros ni saints au sens classique. Ils deviennent des symboles modernes : des figures chargées de mémoire, de doute et de solitude.
La série interroge notre rapport aux mythologies contemporaines. Elle détourne les codes du sacré pour parler de guerre, de paix intérieure, de culpabilité ou de rédemption.
Entre spiritualité détournée et poésie visuelle, The New Saints propose une forme de sanctuaire pour les héros fatigués de notre imaginaire collectif.

SAINT OF REGRETS
Il s’est agenouillé bien après la fin de la guerre.
Les cathédrales sont vides désormais.
Les prières se sont dissoutes dans la poussière.
Dans la nef abandonnée, un soldat s’incline.
Non pour implorer le ciel,
mais pour déposer le poids de ce qu’il porte encore.
Car certains saints ne cherchent pas la rédemption.
Ils apprennent seulement à vivre avec leurs regrets.

SAINT OF GRACE
Il n’a rien demandé.
Après le bruit, après la chute, il est resté là.
La lumière n’est pas venue répondre.
Elle s’est posée.
Sans jugement.
Sans promesse.
Dans le silence, quelque chose s’allège.
Pas le passé.
Pas les traces.
Mais la façon de les porter.
Car certains saints ne sont pas sauvés.
Ils apprennent simplement à tenir dans la lumière.
Bande son en cours de création
Work in progress...














